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Domestic Company — création et fiscalité

Tout ce qu’il faut savoir pour créer et exploiter une Domestic Company à l’île Maurice : conditions, fiscalité, coûts, audit, profil idéal et démarches.

La Domestic Company est l’une des structures juridiques disponibles à Maurice pour les entrepreneurs internationaux et locaux. Régie par le Companies Act 2001, le Financial Services Act 2007 et les textes spécifiques applicables à chaque type de société, elle s’inscrit dans un cadre légal robuste, conforme aux standards OCDE/UE depuis les réformes de 2018-2019 et le retrait de Maurice des listes UE/GAFI.

Caractéristiques principales

Capital minimum Aucun minimum (1 MUR symbolique)
Fiscalité (IS) 15% standard
Direction & résidence Au moins 1 directeur résident à Maurice
Audit Obligatoire si CA > 50 M MUR ou actifs > 50 M MUR
Frais FSC / régulateur Aucune (régulé par Registrar of Companies seulement)
Coût création 500 € à 1 500 €
Coût annuel 2 000 € à 7 500 €
💡 Profil idéal

Activités sur le marché mauricien (commerce, restauration, services locaux, B2B local)

Démarches de constitution

La création d’une Domestic Company suit une procédure encadrée par le Registrar of Companies, et le cas échéant par la Financial Services Commission. En pratique, voici les étapes principales :

Conformité annuelle obligatoire

Une fois constituée, la Domestic Company doit respecter plusieurs obligations récurrentes : tenue d’une comptabilité conforme aux IFRS, dépôt des comptes annuels, déclaration fiscale (Income Tax Return), renouvellement des licences FSC le cas échéant, audit annuel par un cabinet agréé (obligatoire pour la GBC), maintien des règles de substance (board à Maurice, comptes bancaires principaux à Maurice, dépenses opérationnelles locales).

Risques et points d’attention

Pour les entrepreneurs résidents fiscaux français, la création d’une société mauricienne soulève plusieurs points fiscaux français à anticiper : la règle CFC (article 209 B CGI), les obligations de substance économique imposées par le Principal Purpose Test (PPT) issu du MLI OCDE et applicable depuis 2020 à la convention France-Maurice, et l’éventuel impact du Pillar 2 OCDE (impôt minimum global 15%) pour les groupes au-dessus de 750 M€ de chiffre d’affaires consolidé. Une vraie expatriation physique avec foyer et centre des intérêts économiques à Maurice est généralement la condition essentielle pour sécuriser le dispositif.

Tarifs détaillés observés sur le marché

Les coûts varient selon le cabinet fiduciaire choisi, la complexité du dossier (nombre de bénéficiaires effectifs, secteur d’activité, géographie des opérations) et le niveau de service souhaité. Les fourchettes ci-dessus reflètent les pratiques observées sur le marché en 2026 auprès des cabinets agréés FSC. Pour un devis précis, demandez une étude personnalisée.

Pour aller plus loin

Questions fréquentes

Combien de temps pour créer une Domestic Company à Maurice ?
Comptez 5 à 10 jours ouvrés pour une Domestic Company simple, et 4 à 8 semaines pour une structure régulée FSC (GBC, Authorised Company, Trust, Foundation, Free Port, PCC, VCC), incluant l’instruction de la licence FSC et l’ouverture du compte bancaire.
Quel est le coût annuel d'exploitation ?
Comptez 2 000 € à 7 500 € par an, comprenant les frais FSC, les directeurs résidents (pour la GBC), la comptabilité, l’audit (si applicable), le secrétariat et la domiciliation. Le coût varie selon la complexité du dossier et le cabinet choisi.
Faut-il un audit obligatoire ?
Obligatoire si CA > 50 M MUR ou actifs > 50 M MUR L’audit est réalisé par un cabinet agréé FSC, et représente un coût annuel de 2 500 € à 8 000 € pour une GBC standard.
Peut-on créer cette structure à distance depuis l'Europe ?
Oui, l’intégralité du processus de création peut être menée à distance via un cabinet fiduciaire mauricien agréé FSC. Les documents sont signés numériquement ou par voie postale, le KYC est effectué via vidéoconférence, et l’ouverture du compte bancaire peut souvent se faire sans déplacement initial (avec quelques exceptions selon la banque).
Quels sont les risques fiscaux pour un résident français ?
Les principaux risques sont la requalification de la résidence fiscale (article 4 B CGI), la règle CFC (209 B CGI) si le taux effectif est inférieur à 40% du taux français, et le Principal Purpose Test (PPT) issu du MLI OCDE. La sécurisation passe par une vraie expatriation physique (>183 jours hors France, foyer + centre des intérêts économiques à Maurice) et la mise en place d’une substance économique réelle.

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